Comment interpréter les premiers mots de votre bébé ?

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Les premiers mots de bébé vous ont transformé(e) en un(e) interprète hors pair. Vous n’imaginiez pas que vous aviez ça en vous ! Bébé ne parlant pas encore votre langage, vous avez été bien obligé(e) d’apprendre le sien. Vous reconnaissez ses rires hoquetants, sa gamme de pleurs et sa danse tortillée réclamant de venir dans vos bras… 

Entre 12 et 16 mois, après le stade des babillages, bébé prononce ses premiers mots. Enfin, il essaie ! En étant complètement objectif, ça ne ressemble pas encore bien à des mots. Tout adulte n’ayant pas d’enfant ne peut cacher son hallucination en constatant que vous comprenez quelque chose à ses sons. Et ça, quel plaisir pour l’égo !

Mais comment comprendre ses premiers mots et les interpréter ? Son choix de premiers mots sont-ils l’expression de son caractère ? Bref, si le prénom influe sur le caractère de certains enfants, que peut-on déduire de son premier mot ?

Les premiers mots de bébé…

Chez Little big Change, on a de bonnes raisons de penser que les premiers mots peuvent en dire long. Et si on vous racontait une histoire vraie ? Racontée par un des parents de notre communauté : le premier mot de leur enfant a été : « Apéro ». Surprenant ? Inquiétant ?  

Ses parents ont été aussi amusés que surpris. Mais en y réfléchissant, ce premier mot sonne comme une évidence dans cette famille. Dès ses premiers jours, ses parents l’emmenaient voir des expo, se promener… Et leurs sorties se terminaient quasi systématiquement par un apéro en fin de journée.

À la maison aussi, chaque événement était l’occasion d’un moment de fête. Mini apéro improvisé avec quelques gâteaux et même simplement de l’eau, tout au plus pétillante, mais à boire dans de jolis verres. Simplement un rituel, une façon de se retrouver et de passer un chouette moment, tous ensemble. 

Le sens de la fête et le goût pour évenementialiser le quotidien est très prégnant pour cette famille. Sans compter qu’à chaque apéro, les parents lançaient en chœur et avec enthousiasme : Apééroooo. Donc naturellement, bébé a intégré très tôt ce mot dans son langage, avec une forte connotation festive et affective. La fête était toujours l’occasion de réunir ses parents et de faire tchin. Un moment pour rigoler et prendre le temps de se détendre et discuter joyeusement.

Plus tard, l’enfant a d’ailleurs montré par ses réflexions que sa perception de la vie était très positive. Leur bébé voit la vie du bon coté. Quand il a su qu’il allait avoir une petite soeur, il a répondu : « chouette, ça veut dire qu’on pourra faire plus de fêtes, et à quatre ! »

Émerveillement et sens de la famille

Plus on est nombreux plus on rit, n’est ce pas ? Mais surtout, nos enfants ont une capacité incroyable à prendre la vie du bon côté. Pour eux, chaque jour est la promesse de mille surprises et découvertes. Pas de routine ennuyeuse, juste des occasions d’amusement et de fête en famille. Vous avez décidé de fonder une famille pour être encore plus heureux et vous avez bien raison !

D’où viennent les premiers mots de bébé ?

Cette anecdote illustre que, souvent, les premiers mots de bébé sont tout simplement ceux que l’enfant entend le plus, et surtout ceux qu’il associe à un moment d’attention et d’amour. Si vous vous appelez devant lui  « papa », « maman » (donne à maman , on fait un câlin à papa …) il est probable que ce sera un de ses premiers mots. En l’occurrence, les parents cités dans notre histoire ne parlait pas d’eux à la troisième personne, c’est donc encore plus naturellement que l’enfant de notre histoire a choisi un autre mot.   

Quel que soit son premier mot, nous vous encourageons à l’aider à enrichir son vocabulaire en discutant le plus possible avec lui, et ce dès les premiers jours. Nommer et décrire son environnement lui ouvre de grandes perspectives et développe son imaginaire et sa créativité. Si vous ne voulez pas en faire un enfant qui semble niais, parlez-lui normalement, avec les vrais mots (cheval au lieu de « dada », chèvre au lieu de « biquette », sieste au lieu de « dodo », etc.). Vous serez surpris, dans quelques années, de l’écouter raconter sa journée à la crèche ou à l’école, ou encore rebondir sur une histoire lue ensemble, avec autant d’à-propos et de variété dans le choix de ses mots.

Prendre du temps pour apprendre

Aussi, pas de panique : il lui faut du temps pour s’exercer. Ne comparez pas votre enfant avec d’autres sur sa richesse lexicale ou s’il remanie approximativement certains mots. Faites-lui confiance, guidez-le en l’écoutant, en lui parlant et en lui lisant des histoires. Vous avez été brillant, les premiers mois, comme interprète d’une langue qui n’existe pourtant pas vraiment dans les livres, souvenez-vous 😉 Alors, si les mots entendus sonnent de manière incompréhensible dans votre langue, retenez qu’il y a un langage intermédiaire entre les babillages et le langage que nous partageons adultes. Vous avez su apprendre sa langue des signes et des sons des premiers mois, nouveau challenge : apprendre son langage intermédiaire et le laisser développer à son rythme l’apprentissage de votre langue. 

Apprendre à comprendre les mots de bébé

S’il vous dit « patate moouais » regarder son expression du visage (excitée), ses gestes (mains agitées) et la direction de son regard (vers l’étagère des jouets), vous déduirez probablement facilement qu’il voulait tout simplement dire « pâte à modeler. »
Encouragez-le avec patience, prenez cette étape comme un nouveau défi rigolo et instructif, votre petit génie est en plein développement. 

Si, vraiment, certaines de ses interventions sont d’un niveau un peu trop « expert » pour vous au niveau de leur interprétation, faites-le répéter avec patience et encouragez-le. Votre champion a besoin de vos encouragements et de votre patience pour déployer son potentiel. Ne tournez pas en parent qui veut transformer son enfant en génie, faites-lui confiance et offrez-lui votre amour et votre patience. Par ailleurs, on déconseille, autant que possible, de faire trop répéter. Si vous loupez une épreuve d’attention et d’écoute, pas de panique, en revanche : ne faites pas semblant d’avoir compris, il perdrait confiance. Au contraire, excusez-vous de ne pas comprendre et dites lui que vous auriez aimé comprendre, il aura d’autant plus envie de réessayer et sa confiance en lui ne sera pas abîmée. 

Ah oui, aussi : ça prend quelques mois avant d’avoir une discussion fluide. Si à partir de 12 mois certains enfants s’expriment, pas d’inquiétude si à ses 3 ans certains passages vous semblent encore obscurs.

Bons bavardages et bonnes découvertes ensemble !