La Rééducation du périnée, c’est quoi ? Quand commencer ? Avec qui ?

reeducation_perinee

Avec l’arrivée du bébé, c’est l’effervescence à la maison, même pas le temps de se poser ! Et dernière couche de peinture de la chambre du petit, la famille qui défile, les copines qui rendent visite sans prévenir… bref, la période est riche. Du coup, on se donne quelques semaines, puis on va entrer dans la phase active d’un nouveau sujet : la rééducation du périnée. Cette étape de votre maternité n’est pas forcément la plus attirante, elle n’en reste pas moins importantissime dans la suite votre vie de femme.

La rééducation du périnée, finalement c’est quoi ?

En effet, le corps de la femme est mis à rude épreuve pendant neuf mois (et même un peu plus). Des problèmes peuvent apparaître, comme l’incontinence urinaire, une perte de sensations lors des rapports sexuels, voire plus tard une descente d’organes à la ménopause.  

Tout d’abord, la rééducation périnéale, c’est l’ensemble des techniques permettant de retonifier les muscles mis à mal par la grossesse et l’accouchement. La rééducation du périnée est réalisée lors de séances prescrites en post-partum. En outre, dans une démarche globale, on agit sur tous les muscles liés aux mécanismes urinaires et de défécation. Enfin, on finit généralement par une consolidation abdominale. Vaste programme !

Avec qui et quand passer à la pratique ?

Préalable : malgré ce que vous pourrez trouver sur d’autres sources, on déconseille de se lancer seule dans la rééducation du périnée. Mais visionner quelques tutos YouTube ne suffira pas pour réaliser un travail efficace. La zone est bien trop sensible pour ne pas faire appel à un ou une professionnelle, qui vous guidera avec des conseils personnalisés.

De ce fait, qui choisir ? En outre, le feeling et la confiance devront guider votre décision. Il faudra se sentir à l’aise pour évoquer et faire travailler son intimité au contact de ce qui reste un quasi inconnu. Il faudra dans tous les cas commencer par en parler à votre sage-femme ou votre gynécologue. En fonction de vos besoins (et de votre préférence !), vous pourrez ensuite vous adresser soit (encore) à une sage-femme, un kinésithérapeute, voire à un urologue dans le cas de pathologies plus problématiques.

Ensuite pour le timing, vue l’épreuve récemment endurée, on va se laisser quelques semaines après la naissance avant de commencer ! De toute manière, débuter trop tôt la rééducation périnéale n’a pas intérêt, sauf complication lors de l’accouchement. Un délai de 6 à 8 semaines est préconisé généralement. À la suite de l’accouchement, un rendez-vous de suivi post-natal sera fixé avec votre médecin ou votre sage-femme. Ce jour-là, un « testing » sera réalisé pour adapter le nombre de séances et la méthode. Ce n’est qu’une fois la rééducation du périnée achevée que l’on passera à la partie abdominale.

En attendant de débuter les séances de rééducation, ménagez-vous ! Hors de question de porter des charges lourdes ! Ne culpabilisez pas en reprenant de suite le jogging ! Limitez tant que possible la pratique de sports à un impact (avec le sol) comme le course à pied donc, privilégiez des disciplines comme le Yoga et le Pilate.

Un objectif, plusieurs possibilités

Prête pour se mettre au travail ? C’est parti, voici le programme !

Commençons par la rééducation manuelle. Cette méthode est dite « manuelle », car réalisée par un praticien via un toucher vaginal. En fonction du diagnostic, le praticien pourra cibler la ou les zones problématiques, et pratiquer les massages ou mouvements nécessaires. La rééducation manuelle est notamment conseillée pour une entrée en matière plus simple. Entre les mains d’un professionnel, la crainte diminue. Il faudra toutefois vaincre l’appréhension du toucher vaginal… En revanche, c’est « Vous » qui contractez, qui êtes active. Votre rôle devient central dans la rééducation. Une fois les mouvements appris, ils deviennent une habitude, un réflexe.

Moins de contacts humains peut-être dans l’électrostimulation. Comme son nom l’indique, l’électrostimulation périnéale consiste à envoyer de légères décharges électriques dans cette zone, afin de retonifier le plancher pelvien. On délaisse ici les mains du praticien pour une sonde vaginale. On stimule les terminaisons nerveuses pour raffermir les parties plus sensibles. Par ailleurs, même si nous ne sommes plus sur un toucher vaginal, envoyer même un léger courant électrique à cet endroit peut gêner la patiente. De plus, cette approche n’est pas parfaite, car la contraction est assistée. Il faudra donc dans tous les cas des exercices complémentaires !

On évoquera également le biofeedback. Cette technique n’est pas dédiée qu’à la rééducation du périnée, même si elle trouve dans la tonification de nos muscles de soutien une bien belle application. Le fonctionnement est assez simple : grâce à un système de sondes et d’électrodes, on mesure l’intensité de la contraction des muscles, ce qui permet d’identifier, réaiguiller ou corriger ce qui fonctionne moins bien. Un point très positif : la patiente est partie prenante de sa rééducation. Elle choisit son intensité, participe aux résultats, à la progression.

Un mot également sur l’eutonie, dont on parle de plus en plus. Il s’agit d’une méthode bien dans l’air du temps, basée sur les sensations. Elle a pour objectif de redonner la tonicité à son corps, en restant à son écoute. Ni besoin d’ustensiles tiers, ni de se déshabiller en séance. Peu connue, son efficacité passe finalement par la respiration et le renforcement musculaire du périnée, en osmose avec le reste de son corps.

La liste des solutions ci-dessus n’est pas exhaustive, loin de là. On ne le répétera jamais assez, faites-vous accompagner d’un praticien de confiance ! Il faut se faire conseiller, échanger, même avec des amies (tout en gardant à l’esprit la distance entre le récit et la réalité). Il n’y pas de méthode idéale, si ce n’est celle qui vous convient et qui apportera les résultats recherchés !

Et pour en savoir plus sur nos couches, rendez-vous par ici !