Movember, vous en êtes ?

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Toujours partants pour les sujets les plus divers qui vous concernent vous les parents, on a décidé de parler aujourd’hui de poils ! Oui oui, de poils. Mais pas n’importe quels poils : de poils masculins. Là encore, pas n’importe quels poils masculins : on veut parler de la moustache.

Eh oui, vous n’avez pas vu le temps passer, avec cette année toute chamboulée, mais on arrive déjà en novembre.

Et qui dit novembre dit photos de moustaches en pagaille ! Père, mari, frère, père, oncle, collègue, ami… La moustache peut débarquer n’importe où, en novembre, grâce au mouvement phénomène : Movember.

Qu’est-ce que c’est, movember ? 

Une révolution hipster ? Un mouvement politique ? Un club de machos décidés à piquer les joues de tout le monde de leur virilité ? Eh bien non, rien de tout ça. Movember est avant tout une fondation caritative. Comme quoi, on est loin de la pure rigolade.

De la même façon qu’Octobre Rose vise à mettre en visibilité le cancer du sein et à favoriser le dépistage chez les femmes, Movember a pour but de communiquer sur les problèmes de santé particulièrement développés chez les hommes, à commencer par le cancer des testicules.

Un sujet tabou

En effet, le postulat de départ est que certaines maladies ou troubles touchent majoritairement les hommes. Que ces maladies sont loin d’être anodines, se révélant même souvent fatales et que la santé des hommes reste encore malheureusement un sujet tabou. 

Rappelez-vous les clichés : un homme ne pleure pas, ne montre pas ses émotions, il doit être fort et sûr de lui en toutes circonstances.

Ou encore les blagues habituelles : un homme croit mourir dès qu’il a 38°C de fièvre, il est incapable de supporter la douleur en silence.

En conclusion, pas simple pour qu’un homme prenne soin de lui, soit à l’écoute de son corps, capable de s’informer sur ces maladies, encore moins de s’auto-diagnostiquer en se palpant les cacahuètes ou d’en parler sereinement avec son médecin..

D’où ça vient, Movember ? 

Il existe une controverse sur l’origine exacte du mouvement. Qui a inventé le concept, le terme, etc.

En revanche, on sait que le mouvement, sous sa forme actuelle et avec sa vocation caritative, a éclot en Australie. Le concept étant très visuel – se laisser pousser la moustache pendant les 30 jours que compte le mois de novembre est très propice aux nombreux clichés intermédiaires postés sur les réseaux sociaux – le mouvement a essaimé très fort pendant ces 15 dernières années.

S’il a tardé à prendre en France, il est très développé au Canada notamment, et relayé officiellement dans plus de 20 pays, notamment en Irlande, au Royaume-Uni, en République Tchèque, aux Etats-Unis, en Afrique du Sud, à Hong-Kong, Singapour, etc.

En 2012, année record, plus d’1 million de participants avaient permis de récolter 100 millions d’euros. En 2018, la fondation indiquait avoir réussi à lever 65 millions. 

Les hommes meurent trop jeunes

Voilà l’argument principal de la fondation Movember : les hommes meurent trop jeunes. En moyenne, un homme a 6 ans d’espérance de vie en moins par rapport à une femme.

Movember pense que cela a beaucoup à voir avec des maladies et troubles spécifiques aux hommes, ou pour lesquels les hommes sont sur-représentés. Leurs principaux chevaux de bataille sont donc : 

  • le cancer des testicules,
  • le cancer de la prostate,
  • les troubles mentaux et les suicides (75% des suicides concernent des hommes)

Par ailleurs, il ne s’agit pas de dire que les femmes sont favorisées ! Chez Little Big Change, on est convaincus qu’il y a plein de combats à livrer en faveur des femmes, pour l’égalité. En revanche, ces chiffres sont évocateurs d’un problème, qui mérite d’être traité.

D’ailleurs, le mouvement Movember n’est pas grégaire et communique également énormément auprès des femmes, qu’ils appellent les « Mo Sistas », afin qu’elles encouragent de leur mieux l’initiative de leur père, mec, frère, etc.

Le challenge Movember, comment ça marche ? 

L’oeuvre caritative

Tout d’abord, pour participer, il faut s’inscrire sur le site fr.movember.com et choisir l’oeuvre caritative pour laquelle on va récolter des dons. 

Ensuite, il y a certaines règles, pour que le challenge soit le plus réussi possible : 

  • le 1er novembre, il est impératif de démarrer le challenge rasé de près : pas de faux départ, non mais oh !
  • pas de bouc, pas de barbe : vous croyez qu’on ne vous a pas vus, à essayer de tricher ? 
  • ils rajoutent même des règles pour que le mouvement reste chic : entretenir sa moustache, respectons-nous que diable ! Et se comporter systématiquement en gentleman : la moustache est noble, pas goujate.

Les styles de moustaches

En effet, les participants vont pouvoir profiter de cet étendard qu’est leur moustache en devenir, pour sensibiliser à la cause de la santé masculine et récolter un maximum de fonds pour les opérations financées par la fondation.

movember

On avoue avoir un faible pour la « Undercover Brother ». Quitte à jouer le jeu, jouons-le jusqu’au bout ! 

Par ailleurs, c’est là que c’est malin : la moustache étant un attribut visible, et relativement inhabituel, elle permet facilement d‘engager la conversation, entre amis, au bureau, ou même avec des inconnus.

Finalement, elle permet également une belle vitrine sur les réseaux sociaux. C’est bien pour ça qu’il faut y aller franco et ne pas essayer de camoufler cette belle moustache sous une fausse barbe nonchalamment négligée. Assumez ! C’est pour la bonne cause !