Journée internationale des familles : la famille rêvée versus la réalité ?

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Le 15 mai,  c’est la journée internationale des familles ! Et si pour l’occasion on faisait un check-up de ce qu’on souhaite pour notre famille ?

Avant de fonder sa propre cellule familiale, le repère le plus évident sont nos propres parents, notre propre enfance. Mais chaque famille est unique. Il n’y a pas un modèle unique à répliquer. Votre famille à vous est peut-être monoparentale, recomposée, avec des parents de même sexe, ou pas.

Disons qu’une famille, au sens large, « se compose des personnes vivant sous le même toit ». C’est la définition proposée par le célèbre « Robert ». Donc, on peut dire de manière académique que oui, l’auberge espagnole peut être en un sens qualifiée de famille.

Mais plutôt que d’essayer de qualifier les familles selon des attributs presque techniques, on a préféré s’attacher à ses valeurs fondamentales et aux évolutions que le mot famille prend selon nos étapes de vie. Car quelle que soit la forme de votre famille, elle a généralement un objectif, commun avec toutes les autres : se sentir bien ensemble.

1. Lamour comme pré-requis

Sans forcément tomber dans la philosophie ou la spiritualité, c’est en général grâce à l’amour que la famille se développe.

Adulte, chacun se pose évidemment la question à un moment donné de vouloir ou non des enfants. La pression sociale est souvent forte et encourage à avoir des enfants. Mais il n’est pas obligatoire de vouloir et de faire des enfants. On est déjà 7,7 milliards sur Terre. On ne manque pas vraiment de bébés.

Ce qui est demandé ce n’est pas à tout prix de concevoir ou d’adopter des enfants. La promesse de fonder une famille et de s’unir c’est d’abord créer une cellule offrant aux autres humains de l’attention, de l’aide, une écoute et un accompagnement, comme s’ils faisaient partie de votre famille.

Directement lié à l’amour, la solidarité est une autre notion clef dans les familles.

2. La solidarité

Selon une étude menée par l’OCIRP (L’Organisme Commun des Institutions de Rente et de Prévoyance) et l’institut Viavoice en 2017, 89% des Français pensent que le soutien familial fait partie des devoirs envers les membres de la famille. Par ailleurs, 91% des Français déclarent que la présence quotidienne de l’entourage familial est important pour eux. Ca peut sembler évident, mais ça rassure, à une époque où l’individualisme et le cynisme sont souvent mis en avant comme un mal de l’époque.

Donc être au sein d’une famille apparaît comme rassurant. Pour la plupart d’entre nous, la famille est un socle solide et réconfortant. Un cercle dans lequel vous pouvez compter les uns sur les autres.

3. Les goûts et les valeurs loisir_en_famille

À part le respect, l’amour et la solidarité, sur le reste on n’est pas obligés d’avoir les mêmes avis et encore moins les mêmes goûts au sein d’une famille. En tout cas dès que les enfants arrivent à l’âge de l’esprit critique. Pour vivre sereins, on évitera souvent les sujets qui crispent trop – comme la politique et la religion – car les positions de chacun semblent trop souvent définitives et irréconciliables. Pourquoi au contraire ne pas cultiver une position d’écoute mutuelle, de respect de l’intelligence de l’autre, qui apprendra à vos enfants comme à vous-mêmes à écouter, à argumenter, à respecter.

C’est une vraie richesse d’être différents, ça élargit l’esprit.

On se retrouvera peut-être autour de films ou d’un sport que l’on aime tous. Et si ce n’est pas le cas. On s’enrichira ensemble des loisirs des autres quand ils sont différents, de leur point de vue…

Si votre enfant devient fan de hip-hop alors que vous êtes plutôt du genre classique. Quelle chance ! Vous en apprendrez plus sur ce mouvement culturel, cette musique, les danses associées. Plus instruit sur un sujet nouveau, plus ouvert, vous aurez planté une nouvelle graine créative dans votre intérieur grâce à votre enfant.

Et si l’un est végétarien et les autres carnivores dans votre famille, eh bien ce sera dîner-tapas tous les soirs. Plutôt sympa comme perspective !

4. Passer du couple à la famille avec enfant(s)

Le meilleur conseil reçu au début de notre vie de parents a été « quand vous vous disputerez, souvenez-vous que c’est normal et que l’envie de divorcer sur le champ vous prendra plusieurs fois, comme tout autre couple : au tout début de la vie de Bébé, à l’approche de son premier anniversaire, mais aussi vers ses 3 ans, ses 7 ans, et plus tard quand il sera ado ». Donc souvent ! Croyez-nous, ça se vérifie, mais le savoir à l’avance aide énormément.

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C’est magique de devenir parent, mais avec une moyenne de 5 heures de pseudo-sommeil par nuit la première année (weekend compris), difficile de rester toujours zen, plein de compassion et capable de prise de recul, en particulier avec votre conjoint. Vous avez plutôt l’impression de participer à une épreuve de Koh-lanta, alors que le brief initial, c’était la joie de recevoir un enfant.

Mais ce qu’on ne vous a pas dit, c’est que ce n’était que la mise en bouche ! On a reçu l’année dernière le confinement comme un exercice surprise visant à tester, repousser vos limites de patience et de créativité.

Même hors situation exceptionnelle de pandémie mondiale et de confinement, loin d’être un long fleuve tranquille, la vie en famille sera toujours bousculée par des éléments extérieurs :

Perte de travail : entre stress pour retrouver un autre job, révision des projets de vacances ou obligation d’adapter de manière conséquente son mode de vie… Oui, la perte d’un travail est un véritable challenge à surmonter en famille. Si vous y arrivez, votre famille est renforcée. Bonne nouvelle ! Sinon, vous aurez identifié plus vite les faiblesses de celle-ci pour mieux en reconstruire une nouvelle.

Maladie : les problèmes de santé induisent naturellement plus d’empathie probablement que la perte d’un job. On n’y peut rien d’avoir une maladie grave. Néanmoins, le temps peut éroder les bons sentiments et une maladie longue est épuisante pour la famille concernée.

La famille est une force, mais elle nécessite de se construire en permanence. Elle requiert que chaque participant ait conscience de son rôle de soutien actif et ait l’envie et la force de l’assumer.

5.  Comment survivre avec sa famille ?

Prendre l’habitude d’organiser des réunions de famille.

Les repas de famille, et le dîner en particulier, sont des moments faciles où l’on peut parler. Chacun y racontera sa journée, ses questions, ses joies, ses peines… Un seul pré-requis : que chacun ait la place de s’exprimer. Vous reprendrez bien un peu de gratin pour écouter la journée de Bébé ?

Mais ce n’est pas toujours suffisant, car le diner c’est assez court. À moins que vous le preniez en 7 services. Dans ce cas, on vous applaudit. Faire bombance chaque soir, quel art de vivre ! Lorsque l’un de vous a un sujet qui le préoccupe, l’interroge… faites ensemble la promesse de vous en parler, et donnez-vous de la place pour le partager.

Un peu comme au travail. Quand il y a un problème, vous faites une réunion. Vous exposez le problème et trouvez des solutions en équipe. La famille est le meilleur endroit pour vous ressourcer et éclairer votre journée de demain, parler sans perdre de temps à ruminer seul, vous savez que pouvez compter les uns sur les autres.

Pour la journée des familles,  on pourrait écrire chacun une lettre, avec nos souhaits concernant la vie de notre famille. On pourrait la partager en famille, au dîner par exemple, le 15 mai. « Ce que j’aime dans ma famille… voudrais améliorer… aimerais qu’on fasse tous ensemble… »

Oeuvrer à une famille saine, aimante, heureuse, c’est tout de même le plus chouette projet sur lequel on puisse chacun travailler. Alors mettons-y du coeur, ouvrons-nous, réfléchissons tous à des solutions pour grandir et améliorer. Bonne fête des familles à tous !