Résolution en tant que parent : je déculpabilise pour Bébé

Quel parent ne culpabilise pas ? Se remettre en question est une qualité, pourvu que ce soit constructif. Culpabiliser, c’est quand la remise en question ne s’accompagne pas d’une prise de hauteur et d’une réflexion pour corriger le tir. Alors, respirez et détachez-vous de cette culpabilité pour remettre en question vos habitudes plutôt que de vous comparer et de culpabiliser. Lisez ces quelques lignes, on vous guide pour déculpabiliser !

Passer de l’apnée à la respiration à pleins poumons

Entre To do à rallonge et rythme effréné, vous avez parfois le sentiment que votre vie ressemble à un tableur Excel. Wow, wow, wow. Stop. Quittez ce gris, ce n’est pas vous. Certes, être parent implique un certain nombre de tâches très répétitives, comme changer une couche, préparer un biberon, faire des machines…Mais on vous qualifie aussi d’intellectuel.le, de passionné.e de foot ou d’art contemporain, d’humoriste digne des plus grands shows…

sortie couple - déculpabiliser en tant que parentApprenez à vous offrir chaque jour, y compris le weekend, du temps pour vous, rien que pour vous et renouez avec vos passions.

Vous êtes en couple ? Formidable ! Organisez-vous avec votre conjoint.e pour sortir loin des décibels de Bébé. Vous ne renouerez ainsi pas, dès les premiers pleurs, avec votre culpabilité.

Vous avez une mère, ou un frère, qui vous a proposé son aide. Acceptez-la ! Ils se rendront compte aussi que ce n’est pas par coquetterie que vous sollicitez un coup de main. C’est une belle résolution en tant que parent.

 

Les autres parents sont mieux

Bien sûr c’est démontré scientifiquement : l’herbe est plus verte ailleurs, car on la voit de loin. On trouve par milliers de milliards des posts sur Instagram où les familles sont plus heureuses les unes que les autres. Sauf que votre copain Laurent, la veille de vous confier qu’il souhaitait divorcer, il partageait aussi des photos merveilleuses de sa splendide famille nageant dans le bonheur le plus total. Le lendemain de la confidence aussi, d’ailleurs.

Jouer le jeu des réseaux sociaux, c’est se comparer sans cesse et jouer à « #regardezmoicommejefaistoutbien », contribuant ainsi à perpétuer ce cercle vicieux.

Si vous avez besoin de visiter des pages un peu différentes, on aime bien regarder la page de @parentepuise ou @le-regret-maternel par exemple. Ces pages vous aideront à déculpabiliser illico.

 

S’engager pour soi-même

Plutôt que de s’engager à être à fond dans les concepts Montessori, à acheter tout bio, à tout recycler et à éveiller la plus haute conscience écologique de votre enfant : et si vous commenciez à vous engager vis à vis de vous-mêmes pour vous sentir le mieux possible ?

C’est décidé, la première question à laquelle vous devez répondre est « comment puis-je être heureux / heureuse ? » . Ensuite, vous serez en mesure de partager votre bien-être avec votre bébé. Un peu comme votre collègue, lorsqu’il revient de vacances : certes il est déprimé de revenir au travail, mais son visage s’illumine quand vous lui dites « alors raconte-moi tes vacances ? ». Et quand il vous les raconte avec passion, vous avez l’impression de voyager aussi ! Eh bien vous, c’est pareil. Quand vous avez fait une super activité, que vous êtes détendus et joyeux, Bébé aussi en profite par procuration.

Alors arrêtez d’essayer de valider tous les points de la fiche du parfait parent.

Concentrez-vous aussi et avant tout sur votre propre bien-être, celui des autres suivra naturellement.

Oui, mais j’ai quand même plein de sujets dans la tête, vous dites-vous. Nous les connaissons bien, ces sujets de culpabilité. Filez vite lire la suite pour mieux revenir à votre objectif de l’année : être heureux en pensant d’abord à vous.

 

Les sujets de culpabilité qu’on a tous

Le travail 

Je travaille trop, je ne moccupe pas assez de Bébé.

Votre job vous plait ? Quelle chance alors, vous avez plein de trucs passionnants à partager.  Comment apprendrez-vous le goût du travail à Bébé si vous restez collé à lui alors que votre job vous enthousiasme (au moins la majorité du temps) ?

Vous avez envie de quitter votre job ? Très bien, bravo d’être lucide. Identifiez le job de vos rêves et postulez. Patience et persévérance, ça peut prendre quelques temps.

Les repas

La cuisine vous effraye ? Le seul fait de passer dans votre cuisine vous faire couler un café et vous pensez aussitôt à ce que vous allez devoir imaginer pour le repas et les courses qu’il faut faire et refaire presque sans répit.

Entre nous, Bébé n’aime que les féculents et quelques fruits et légumes au début de la diversification. Faites simple. Si tous les soirs vous avez le même plat unique à base de pâtes, en variant légèrement les légumes et, pourquoi pas, le laitage, vous faites le plus heureux des bébés. Alors ne culpabilisez pas. Passez moins de 10 minutes à cuisiner, c’est tout ce qu’on demande et à l’unanimité.

Les absences

Vous sortez voir des copains sans Bébé, vous vous faites une toile ou même un cinéma sans Bébé. Comme vous avez raison ! Bébé ne sera que plus heureux de vous retrouver et d’avoir vécu aussi une expérience sans vous. Souvenez-vous quand vous alliez en colo, vous étiez un peu apeuré.e au début et très vite l’excitation de faire quelque chose de nouveau, hors de votre cadre habituel, prenait le dessus. Vous étiez par ailleurs bien plus heureux de retrouver vos parents après cette séparation que le soir en sortant de l’école. Et bien ce sera pareil pour Bébé. Vous aurez pensé à vous, vous vous serez reconnecté, pour mieux partager le bonheur que vous aurez eu à découvrir quelque chose de nouveau : le plaisir de faire des choses pour vous ! Cela vous aidera à déculpabiliser.

 

Comment sortir définitivement de la culpabilité ?

déculpabiliser en tant que parentC’est un travail quotidien. Souvenez-vous que chacun essaye de briller en société. Par exemple : qui répond sincèrement à la question « ça va ? » quand ça ne va pas. On minimise tout au plus.

Plutôt que de chercher à épater en racontant toutes les merveilles que vous faites pour Bébé, soyez plus discret et engagez la conversation sur des sujets moins personnels et plus sociaux comme la dernière exposition, ou une rétrospective vue à la TV… Parlez de vos passions, puisque vous vous accordez du temps maintenant. N’hésitez pas à recadrer les donneurs de leçons, ça fera du bien à tous les autres parents qui n’osent peut-être pas s’exprimer et fuyez toute conversation visant à comparer les performances respectives des parents !

Si le besoin s’en fait sentir, n’hésitez surtout pas à faire appel à une personne extérieure, une bonne copine / un bon copain ou un professionnel, pour vous donner un coup de boost.

Tout le monde est merveilleux, mais on a tous nos faiblesses. Combien de vos copains ont déjà eu une excuse complètement pourrie pour ne pas venir vous aider à déménager ? Ou même pour annuler en dernière minute un apéro car il / elle se sentait un peu chiffon ? Ou encore ont abandonné au bout de 2 semaines leur abonnement au club de sport. Oui on a tous des faiblesses, que l’on cache plus ou moins bien.

 

Mais une chose est sûre : on va plus loin en ayant pour objectif d’être heureux qu’en ayant pour objectif d’être meilleur que tous les autres parents du monde. Ne perdez plus de temps à vous comparer, demandez-vous simplement si vous vous sentez bien comme ça ? Chut, madame culpabilité, on ne veut plus de toi.