L’autisme, qu’est-ce que c’est ?

L’autisme, c’est un mot que l’on connait approximativement et qu’on entend souvent de loin. En tant que parent, on espère généralement qu’on n’aura pas, par la force des choses, besoin de devenir expert du sujet.

Néanmoins, à l’occasion de la Journée mondiale de la sensibilisation à l’autisme qui a lieu le 2 avril, il nous semble intéressant de profiter du prétexte pour se pencher sur le sujet :

  • pour apprendre à identifier un enfant autiste;
  • pour savoir comment adapter son apprentissage;
  • mais aussi intégrer les enfants autistes et leur réserver un accueil favorable.

1. Comment reconnaître lautisme chez un bébé ? 

L’autisme est une singularité qui était méconnue jusqu’à  récemment. Ce n’est qu’en 1996 que l’autisme est reconnu comme un handicap en France.

L’autisme n’est pas une maladie que l’on développe, mais quelque chose avec lequel un bébé naît. Il a les cheveux blonds ou bruns, par exemple. De la même façon, bébé naît autiste ou non.

En tout cas, la part de la génétique est reconnue comme un facteur important. De même que les garçons sont 4 fois plus touchés par la maladie que les filles. Néanmoins, d’autres facteurs liés à l’environnement pourraient contribuer à installer la maladie chez l’enfant, comme l’administration de médicaments antiépileptiques chez la mère durant la grossesse.

En France, on compte environ 700 000 autistes.

Ça veut dire quoi être autiste ?

On parle aujourd’hui de TSA, c’est à dire du Trouble du Spectre de l’Autisme. Lequel regroupe donc les enfants autistes, ceux ayant le syndrome d’Asperger et ceux ayant un trouble du développement non spécifié.

Si l’autisme est en partie héréditaire, on ne connaît pas encore les causes exactes de l’autisme. Certains chercheurs pensent que l’environnement peut également influer (virus, environnement toxique…).

Il reste donc du chemin, d’autant que les structures ne sont pas assez nombreuses et les prises en charge parfois difficiles à mettre en place. Même si le nombre de professionnels croît et que les parents sont plus nombreux à connaître le sujet, il nous faut continuer à faire connaitre cette maladie en partageant quelques informations. autisme

À quel âge peut-on repérer les premiers signes dautisme chez un enfant ?

Chaque enfant est unique et développera des signes qui lui sont propres.

Souvent, les signes de l’autisme sont moins facilement perceptibles avant 1 ou 2 ans. Il est probablement encore plus difficile de s’en rendre compte pour un premier enfant. Vous avez peu de repères, hormis le pédiatre qui vous indique à chaque rendez-vous les attentes que l’on peut avoir en fonction de l’âge de l’enfant.

Le pédiatre, ou votre médecin de famille, sera un de vos alliés pour vous aider à comprendre le sujet et vous rassurer. Il est possible que le temps de la consultation, ou le niveau de ses connaissances sur l’autisme, ne soient pas suffisantes pour poser rapidement un premier diagnostic.
Si vous le souhaitez, demander aussi conseil aux professionnels de la petite enfance qui s’occupent de votre enfant. En cas de questionnements, et pour ne pas rester dans une incertitude stressante, prenez un rendez-vous chez un spécialiste dans le domaine. Vous lui partagerez alors tous les signes que vous avez relevé qui vous interrogent.

Quels signes repérer ?

Chaque enfant se développe selon son rythme. Votre enfant peut d’ailleurs parfois faire des progrès rapides, puis connaitre une phase plus lente vers de nouveaux apprentissages, sans être concerné par l’autisme.

Quelques signes sont néanmoins relevés fréquemment chez les enfants autistes, notamment :

  • La difficulté à fixer dans les yeux (dès 2 mois, certains médecins réussissent à s’en rendre compte);
  • La difficulté à faire attention à son environnement, il ne répond pas notamment quand on l’appelle par son prénom;
  • Une utilisation différente des jeux. Il va se concentrer davantage sur la sensation que peut lui procurer le jouet que sur la fonction de celui-ci. Votre enfant préfère faire tomber le camion pour entendre le bruit de la chute plutôt que de le faire rouler par exemple;
  • Un retard dans la communication (vocalises, babillages absents), difficultés à pointer du doigt.

2. Quel chemin pour en guérir ?

On ne guérit pas de l’autisme, en revanche, le dépister tôt permet d’agir au plus vite et de créer un environnement rassurant qui va aider Bébé dans les besoins spécifiques de son développement. Le cerveau des tout-petits est capable de se modifier et de se moduler en fonction de son environnement.

Un dépistage précoce va donc pallier plus rapidement les points faibles dans sa communication et sa socialisation. Un accompagnement dès son plus jeune âge va l’aider pour qu’il se sente plus en phase avec son environnement. Les symptômes ne disparaîtront pas totalement, mais Bébé sera plus à même d’interagir avec son environnement, ses camarades, sa famille.

autisme

Les enfants autistes ne sont pas moins intelligents, ils réfléchissent selon un prisme différent.

Certains autistes ont un retard intellectuel, mais ce n’est pas la majorité. Un enfant autiste peut révéler une intelligence rare même si elle s’exprime différemment de ce dont nous avons l’habitude.

Certes, l’autisme ne se soigne pas définitivement, néanmoins le travail en équipe de plusieurs spécialistes (psychologues, orthophonistes…) va permettre à ces enfants d’intégrer les codes de la communication et de la socialisation. D’ailleurs, il s’agit d’une des convictions fortes du plan national en faveur de l’autisme.

La volonté, en France, est d’essayer au maximum de scolariser les enfants autistes avec les enfants non-autistes, en leur apportant le soutien adapté.

Quels que soient les traits de caractère de votre enfant, nous espérons que cet article, loin de vous inquiéter, vous aura permis d’en apprendre un peu plus sur le sujet pour accompagner votre enfant au besoin et pour mieux recevoir les enfants autistes dans votre environnement.