L’angoisse de la séparation chez le bébé : causes et solutions !

Qu’est-ce que l’angoisse de la séparation chez bébé ?

Il n’est pas si facile de donner une définition simple et généralisée de ce que l’on appelle « l’angoisse de la séparation ». Il s’agit d’une période de transition au cours de laquelle l’enfant vit de manière excessive et avec un caractère définitif toute séparation avec ses parents. Ce passage constitue une étape normale de son développement et s’étend sur plusieurs mois. Cette période n’est pas des plus agréables pour les parents, ce type d’angoisses se manifestant de manière assez brutale : grosses larmes, cris stridents et autres manifestations sonores d’un énervement certain. Aussi improbable que puisse être ce scénario, le bébé craint une forme d’abandon et utilise ses seuls moyens d’expression pour communiquer. D’après les spécialistes, l’angoisse de la séparation matérialise une prise de conscience de sa propre existence en tant qu’individu. La théorie veut que cette étape charnière marque la naissance du bébé en tant que personne à part entière, en opposition avec le binôme fusionnel mère – enfant qu’ils formaient depuis la grossesse.

Il n’existe pas un calendrier reproductible à chaque enfant. Si souvent on note l’apparition de ces angoisses vers le 8ème mois, certains bébés ressentent cette peur dès le 4ème ou 6ème. A l’inverse, ce syndrome peut tout aussi bien arriver plus tard, jusqu’au 18ème mois après la naissance. Bref, il n’existe pas d’agenda des sentiments et chaque bébé avance à son rythme. En revanche, si les crises d’angoisse s’éternisent pendant plus de 3 mois, mieux vaut en parler à un spécialiste compétent, comme son pédiatre. En plus de la lassitude des parents, la situation peut avoir d’autres impacts négatifs : une défiance envers les personnes inconnues, une émotivité accrue, un sommeil réduit… Dans certains cas, l’angoisse de la séparation peut exister jusqu’à la 3ème ou 4ème année. Autant ne pas en arriver là et trouver des solutions adaptées au contact de professionnels.

Comment reconnaître la peur de l’abandon bébé ?

Quels sont les signes indiquant que bébé souffre d’angoisses de la séparation ? Votre enfant ne s’exprimant pas encore, il faut rester attentif aux éléments de communication non verbale. Evidemment, en premier lieu : si votre boutchou se met à pleurer à chaque fois que vous le quitter (chez la nounou, ses grands-parents…), il faut commencer à se poser la question. Si dès que vous vous absentez ou quittez la pièce, il explose, il est probable qu’il vive dans cette phase d’angoisses.

Cet état le rend méfiant vis-à-vis de tout ce qui représente la nouveauté. Il peut se montrer froid, sans sourire pour illuminer son visage en présence d’inconnus. Cette défiance s’avère problématique notamment pour la question des moyens de garde. Pour autant, c’est peut-être la nuit que l’angoisse de la séparation se manifeste de la manière la plus visible. Quitter la chambre pour le laisser s’endormir devient une gageure… Comme si ce n’était pas suffisant, un réveil nocturne n’est pas à exclure, sous la pression d’un trop plein d’émotions.

Plus étonnant : ces peurs déclencheraient chez l’enfant une réticence au bain, car l’eau serait vue comme un facteur nouveau donc perturbant.

Comment gérer l’angoisse de la séparation du bébé ?

Voici quelques conseils pour aider votre bébé à passer cette délicate période :

  • toujours expliquer pourquoi vous le laisser, et donner votre heure de retour.
  • ne pas montrer votre inquiétude, surtout au moment de le confier à une personne qu’il connaît peu.
  • instaurer un rituel du coucher, pour l’aider à trouver le sommeil plus facilement.
  • ne jamais le quitter en lui tournant le dos.
  • rester quelques minutes avec lui avant de le confier à une autre personne.
  • l’habituer à rencontrer de nouvelles présences, de différents profils.
  • remplacer votre sécurisante présence par la douceur de son doudou préféré.
  • développer son autonomie par pallier, en le faisant jouer à côté de vous sans être collé à lui.

Si ces conseils ne s’avèrent pas aussi efficaces qu’espéré, mieux vaut se retourner alors vers le pédiatre, voire le pédopsychiatre pour aller plus loin.