Devenir maman à 20 ans, 30 ans ou 40 ans, est-ce si différent ?

La vie nous apporte son lot de surprises et d’opportunités. Nous, autant que nous sommes, essayons d’en tirer le meilleur. Quel que soit votre âge, votre parcours, vos rencontres et vos choix, chaque période présente des avantages pour devenir parent. Le vôtre sera le bon.

Enceinte à 20 ans

  • L’âge idéal pour être parents ?

Si c’était très courant chez nos aïeux, aujourd’hui les très jeunes femmes enceintes sont regardées avec curiosité par certains. Il est intéressant de se figurer qu’en 1900, une femme enceinte de 20 ans comptait parmi les plus vieilles.

Certains aujourd’hui semblent dérangés que de jeunes couples se lancent dans l’aventure à la sortie de leurs études ou presque. Comme si leur visage encore rebondi, fraîchement sorti de l’adolescence, ne pouvait surplomber un ventre rebondi. Ignorons donc ceux qui prônent l’uniformité et qui ont des avis tranchés sur tout.

D’une part, celles qui tombent enceinte à 20 ans ont l’avantage d’être à leur pic de fertilité. Dans la majorité des cas, il leur est relativement aisé de tomber enceinte à cet âge, sans avoir à passer par une longue période de tentatives, d’échecs, de doutes comme tant de leurs aînées.

Par ailleurs, souvent, les plus jeunes partagent un soupçon d’insouciance, les rendant moins nerveuses et se questionnant moins sur la grossesse. Pour celles qui en font le choix jeunes, la grossesse est perçue comme un souhait naturel tombant à point.

Non seulement plus détendues sur les cours de préparation, les jeunes mamans ont aussi souvent une récupération plus évidente. En effet, les soirées festives prolongées sont encore proches pour elles. Finalement, dormir 5 heures par nuit ne rompt pas vraiment avec leur proche routine.

  • L’entourage : un facteur clé

Si le couple est solide et qu’il a déjà atteint une évidente maturité, c’est une chance qu’elles ont raison de saisir.

Peu importe que l’entourage ne ménage pas toujours les plus jeunes qui deviennent parents (ni les plus âgées d’ailleurs). Sous couvert de bienveillance, vous entendrez même parfois de la part du corps médical des phrases bien nulles, comme « je ne sais pas si c’est une bonne nouvelle ». Rassurez-vous, c’est simplement que les médecins, comme nos proches, n’ont pas suivi de bonne formation de psychologie pour être agréables avec les parents.

Si vous aviez un enfant à plus de 40 ans, vous entendriez facilement « vous n’y pensez pas, ma petite dame, à votre âge ». Bref, comme ce ne sont certainement pas ces gens-là qui vous aideront à gérer la logistique de la vie avec Bébé, vous pourrez leur exposer franchement votre avis sur leur comportement et leur manque de tact.

Vos copains et copines seront probablement pour la plupart sans enfants. Mais votre confiance en l’avenir embarquera le plus grand nombre pour soutenir votre joie de vivre et vous entourer avec bienveillance.

Enceinte à 30 ans

  • Vous êtes dans la moyenne pour devenir parents

Rien de plus commun. En France, l’âge moyen de la mère lorsqu’elle accouche de son premier enfant est de 31 ans selon l’Insee.

Si c’est votre cas, vous avez suivi le cycle le plus commun : après la fin de vos études, vous avez mis toute votre énergie pour décrocher le meilleur job possible et ne jamais louper une opportunité de monter un échelon dans l’échelle professionnelle. Concomitamment, vous avez rencontré la personne qui vous semblait parfaite pour bâtir une vie de famille. Alors, l’horloge tournant, votre situation se stabilisant, vous vous êtes lancés dans cette aventure.

Mais contrairement à vos cadettes de 20 ans, l’âge vous incite naturellement à vous questionner davantage. Vous lisez plus sur le sujet de la grossesse, de la parentalité, vous suivez assidument tous les cours de préparation. Et quelle déception alors, si vous faites une fausse couche et que la sage femme vous dit sans émotion (même si c’est fait pour vous rassurer) que ça n’est pas grave et que ça concerne tout le monde. Une femme sur quatre en fait une. Certes, mais vous constaterez là encore que les cours de psychologie auraient pu se révéler bénéfiques pour certaines professions.

Le premier essai est un peu plus long en moyenne que lorsqu’on a 20 ans. Eh oui, dame nature n’a pas (encore) vraiment tenu compte de nos nouvelles habitudes de femmes actives.

Alors en cas d’insuccès, vous reprenez votre calendrier de fertilité. La bonne nouvelle, c’est qu’à plus de 30 ans, votre salaire étant plus confortable, vous aurez le loisir de vous offrir des weekends romantiques pour aider le process.

Enceinte à 40 ans

  • L’heure de la dernière chance ?

Vous sentez que vous approchez petit à petit de votre dernière chance et vous décidez de la saisir. Installée dans votre job, vous avez profité des 15 premières années pour gravir les échelons, peut-être plus voyager que certaines de vos copines… Ou encore vous ne vous trouviez pas jusque-là dans une situation favorable ou suffisamment stable pour vous lancer, mais maintenant, enfin, vous vous sentez prête. Avant que le clap de fin de la fertilité ne sonne, vous prenez le taureau par les cornes et décidez de devenir maman.

Votre volonté de devenir parents est forte et ça tombe bien. Car clairement, il y a de grandes chances pour que la côte à grimper soit pentue. La bonne nouvelle : les médecins en ont clairement conscience et vous inscrivent donc bien plus rapidement qu’à 30 ans au programme « spécial aide fertilité », appelé aussi par les initiés « AMP » pour Assistance Médicale à la Procréation.

Dans ce programme spécial, vous retrouverez globalement des copines de votre âge. Les nouvelles qui, comme vous, ont réalisé que c’était maintenant ou jamais, mais aussi les persévérantes qui ont essayé dès leur trentaine mais malheureusement sans succès.

  • Et si 40 ans était l’âge idéal pour devenir parents ?

À 40 ans, les professionnels constatent que les mamans s’instruisent encore plus, elles dévorent tout ce qui est disponible sur la grossesse et l’allaitement. Bon, en même temps, l’insouciance des 20 ans a perdu en tonus. Et le programme s’annonce musclé.

Les grossesses a plus de 40 ans sont considérées comme étant plus à risque. Mais pas de panique, justement vous aurez le cycle toutes options : test de diabète, test de la trisomie… Pas de place pour la surprise. Bref, en réalité, c’est presque une chance.

Si le chemin est souvent plus long en raison de la fécondité, entraînant avec lui le taux de succès de l’AMP, avoir un enfant tardivement présente pourtant aussi de nombreux avantages. Vous êtes souvent bien plus à l’aise financièrement. Ça fait 15 ans que vous essayez de rafler toutes les primes au bureau et avez peut-être aussi capitalisé en achetant votre résidence principale. En plus, tous vos copains ayant eu des enfants avant vous, partageront avec plaisir tout leur matériel de puériculture et vêtements mis de côté.

Et le super bonus d’avoir un enfant à 40 ans : vos parents seront à la retraite. En cas de grève de la crèche ou d’arrêt maladie de la nounou, vous allez apprécier à coup sûr !

Quel que soit votre âge, une seule chose compte pour réussir le voyage : en avoir envie.